La Chapelle Rhénane

A Broken Consort
http://festival-jura.com/wp-content/uploads/Benoît-Haller-photo-Clément-Cineux-1-1024x683.jpghttp://festival-jura.com/wp-content/uploads/Benoît-Haller-photo-Clément-Cineux-1-1024x683.jpghttp://festival-jura.com/wp-content/uploads/Benoît-Haller-photo-Clément-Cineux-1-1024x683.jpgLa Chapelle Rhénane

Voici l’un des meilleurs ensembles de musique baroque français qui se produira avec deux chanteurs :
Salomé Haller, chanteuse d’opéras et d’oratorios, victoire de la musique classique en 2013, qui réside depuis peu en Petite Montagne, à Lavans-sur-Valouse.
– Son frère, Benoît Haller, directeur musical de la Chapelle Rhénane.

Fondée en 2001 par le ténor Benoît Haller, la Chapelle Rhénane est un ensemble de chanteurs et instrumentistes solistes. L’équipe se consacre à la relecture des grandes œuvres du répertoire vocal européen. Son ambition est, par le biais du concert et du disque, de révéler dans ces œuvres l’émotion, l’humanité et la modernité capables de séduire un large public contemporain.

Tout comme les grandes cours d’Europe de l’époque baroque qui recrutaient leurs musiciens à travers le continent – un peu aussi à la manière des compositeurs qui n’avaient de cesse de voyager pour compléter leur formation et s’enrichir de nouvelles expériences – la Chapelle Rhénane profite de la position privilégiée de Strasbourg, ville carrefour, pour attirer des musiciens provenant de toute l’Europe. Grâce à ces spécificités, la Chapelle Rhénane propose une interprétation musicale originale, sincère, pétillante et rigoureuse.

Sept disques de la Chapelle Rhénane ont vu le jour sous le label K617 : Quatre ont été consacrés à Heinrich Schütz : « Deuxième Livre de Symphoniæ Sacræ » en 2004, « Magnificat d’Uppsala et autres œuvres sacrées » en 2006, « Histoire de la Résurrection & Musikalische Exequien » et enfin « Psaumes de David » en 2012. Tous ces disques ont été accueillis avec enthousiasme par la presse spécialisée, recueillant au total quatre « Diapason d’or », un « Diapason d’or de l’année » en 2007, deux « 10 de Répertoire », un « Choc du Monde de la Musique », et un « Editor’s Choice de Gramophone ».
En avril 2008 paraissait le cycle « Membra Jesu Nostri » de Dietrich Buxtehude, premier enregistrement live de la Chapelle Rhénane avec la Maîtrise de Garçons de Colmar (direction Arlette Steyer). Le disque a reçu l’Orphée d’or du meilleur enregistrement de musique sacrée par l’Académie du Disque Lyrique.

Depuis son essor en 2003, l’activité de la Chapelle Rhénane a ainsi été intimement liée à l’œuvre de Heinrich Schütz. C’est à travers ce compositeur que s’est forgé le son de l’ensemble, que de profondes empathies humaines ont vu le jour.
Par la suite, l’ensemble s’est mis à aborder la musique de Johann Sebastian Bach, notamment à travers la création de la Passion selon Saint Jean – dont l’aboutissement était la sortie de l’enregistrement fin mars 2010 – et la création de la Passion selon Saint Matthieu en 2009. La suite de ces projets ambitieux a été la création de l’Oratorio de Noël à l’automne 2010.

Depuis 2007, la Chapelle Rhénane s’est produite dans les plus grandes salles françaises, telles que la Cité de la Musique à Paris, l’Arsenal de Metz ou encore les festivals de Sarrebourg, Sablé sur Sarthe, Saint-Riquier, La Chaise Dieu, Sinfonia en Périgord, Ars Cameralis de Katowice (Pologne), La Folle journée de Nantes, Tage Alter Musik de Regensburg (Allemagne).

La Chapelle Rhénane bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Alsace, de la Région Alsace ainsi que de la Ville de Strasbourg. D’autres partenaires forts ont attribué leur confiance à la Chapelle Rhénane, notamment la Fondation Orange, la Fondation Royaumont – Centre de la Voix et Les Gémeaux – Scène Nationale de Sceaux (direction Françoise Letellier).

Après un premier cursus d’études musicales en Alsace, Benoît Haller étudie la direction d’ensembles musicaux auprès de Hans Michael Beuerle à la Musikhochschule de Freiburg im Breisgau, où il obtient en 1996 son diplôme supérieur avec les félicitations du jury. De nombreuses classes de maître auprès de personnalités telles que Eric Ericson, Pierre Cao ou Frieder Bernius viennent compléter la formation du jeune musicien. Parallèlement, de 1994 à 1997, il travaille le chant avec Hélène Roth à Strasbourg, puis à partir de 1997, il poursuit sa formation auprès de Beata Heuer-Christen (chant), Gerd Heinz (opéra) et Hans Peter Müller (mélodie) à la Musikhochschule de Freiburg, où il interprète en 2000 le rôle de Ferrando dans Così fan tutte de Mozart. En 2002, il incarne Albert Herring dans l’opéra éponyme de Britten. Pendant ces années d’études, de nombreuses tournées avec des ensembles tels que le Collegium Vocale Gent de Philippe Herreweghe ou le Kammerchor Stuttgart de Frieder Bernius ont mené Benoît Haller à travers toute l’Europe, à Hong-Kong, en Australie, en Corée, en Ukraine et aux Etats-Unis. Le ténor est régulièrement amené à se produire sur scène, et ce plus particulièrement dans l’opéra baroque (Almira de Händel, King Arthur de Purcell). Il se consacre avec bonheur à l’interprétation de l’œuvre de Bach (passions et cantates), mais aussi à celle des grands oratorios classiques et romantiques (Mozart, Haydn, Mendelssohn, Berlioz). Parmi ses enregistrements discographiques en tant que chanteur, on compte Les sept paroles du Christ de Schütz avec Akadêmia (Françoise Lasserre), l’Oratorio de Noël de Rosenmüller avec Cantus Cölln (Konrad Junghänel), des Cantates de Telemann avec le Balthasar Neumann Ensemble (Thomas Hengelbrock), les Vêpres de Mozart sous la direction de Peter Neumann, ou encore la Messe des Morts de Gossec (Jean-Claude Malgoire). En mai 2009, il dirige l’Orchestre Régional de Bayonne-Côte-Basque dans l’oratorio « Die letzten Leiden des Erlösers » de C.P.E. Bach. Il est régulièrement invité à conduire des formations dans les domaines du chant et de la direction d’ensembles musicaux.

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Salomé Haller

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Alors qu’elle poursuit ses études successivement avec Rachel Yakar, Peggy Bouveret et Margreet Honig, Salomé Haller se fait une place reconnue sur la scène baroque, invitée par de nombreux ensembles comme le Parlement de Musique, Concerto Köln, les Talens Lyriques, Le Concert Spirituel, I Barocchisti ou Akademie für Alte Musik Berlin, ce qui l’amène à participer dès 1995 à de nombreux enregistrements et concerts aussi bien en France qu’à l’étranger.

C’est René Jacobs qui lui ouvre les portes du Staatsoper de Berlin où elle chante dans Solimano de Hasse en 1999, Griselda de Scarlatti et Crœsus de Keiser en 2000. Jean-Claude Malgoire lui confie les rôles de Donna Elvira en 2001 et de Mistress Ford (Falstaff de Salieri) en 2002, au sein de l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Dans les années suivantes, elle se produit à l’Opéra de Nice (Rosmira Fedele de Vivaldi), de Lausanne (Roland de Lully), de Rennes (Agrippina), de Rouen (Véronique), au Châtelet (Le Luthier de Venise de Dazzi) ainsi qu’au Théâtre des Champs-Élysées. En 2005, elle fait ses débuts à la Monnaie comme Erste Dame de la Flûte Enchantée, cette production étant reprise ensuite à New York. Puis viennent les débuts à l’Opéra de Paris en 2006 dans le rôle de Diane (Iphigénie en Tauride) avec Marc Minkowski. Elle incarne ensuite Médée (Thésée de Lully) sous la direction d’Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille et aborde Wagner avec Les Fées au Théâtre du Châtelet, puis chante les rôles d’Annio (La Clémence de Titus) à Tours, La Folie (Platée) à l’Opéra du Rhin, Dorothée (Cendrillon de Massenet) à l’Opéra-Comique et à Vienne, Bellangère (Ariane et Barbe Bleue) au Liceu de Barcelone, Diane (Iphigénie en Tauride, Iphigénie en Aulide) à l’Opéra d’Amsterdam.

Toujours curieuse de rencontres et de répertoire, Salomé Haller se produit beaucoup en concert. Elle a ainsi collaboré avec John Nelson, Peter Oetvös, Armin Jordan, Christoph Eschenbach, Pierre Boulez et l’Ensemble Inter-contemporain, dans des œuvres aussi variées que l’Isola Disabitata de Haydn, les Poèmes pour Mi de Messiaen, les Nuits d’Été de Berlioz, le Pierrot Lunaire de Schoenberg ; mais également en musique de chambre avec les Quatuors Ysaÿe, Diotima et Manfred. Cependant son partenaire privilégié au récital est Nicolas Krüger, avec qui elle a enregistré un disque de Lieder, « Das irdische Leben », récompensé d’un diapason découverte.

Tout récemment, elle interprète Oenone (Hippolyte et Aricie) à l’Opéra National de Paris et Flora (La Traviata) à la Monnaie. Parmi ses projets : la Voix de la tombe (Les Contes d’Hoffmann) au Liceu, la Femme du Garde-Chasse et le Hibou (La Petite Renarde Rusée) à l’Opéra de Lille, ainsi que de nombreux concerts.

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A Broken Consort

L’Adami, société des artistes-interprètes, gère et développe leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.L’Adami, société des artistes-interprètes, gère et développe leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.Salomé et Benoît Haller ont chacun développé leur carrière de musiciens professionnels de manière fort différente : la première s’est produite sur les plus grandes scènes d’opéra d’Europe et avec les ensembles les plus célèbres du baroque français ; le second a développé sa carrière de chanteur outre Rhin tout en fondant son propre ensemble, la Chapelle Rhénane, qui compte aujourd’hui parmi les plus importants dans le riche paysage de la musique ancienne. Et pourtant, le frère et la sœur partagent une même passion pour la musique baroque allemande : de Schütz à Buxtehude, de Telemann à Bach, ils ont développé ce programme inédit pour le Festival d’Art Sacré de Saverne autour de l’idée du Broken Consort : leurs deux voix se mêlent à celles des instruments à vent, comme si ces derniers remplaçaient d’hypothétiques chanteurs, pour former un ensemble aussi fondu qu’un octuor à cordes, aussi expressif qu’un ensemble purement vocal.

Salomé Haller, soprano
Benoît Haller, ténor & direction
Clémence Schaming, violon
Liselotte Emery, cornets à bouquin & flûtes
Mélanie Flahaut, flûtes & bassons
Claire McIntyre, saqueboutes
Élodie Peudepièce, violone
Freddy Eichelberger, orgue

Heinrich Schütz (1585-1672) • Ich weiss, dass mein Erlöser lebt
SWV 393 – Geistliche Chormusik (1648) – Motet à sept voix
Dietrich Buxtehude (1637-1707) • Liebster, meine Seele saget
BuxWV 70 – Motet pour deux voix, deux dessus et basse continue
Johann Sebastian Bach (1685-1750) • Sein Allmacht zu ergründen
Duo de la cantate BWV 128 « Auf Christi Himmelfahrt allein »
Heinrich Schütz • Erbarm dich mein, o Herre Gott
SWV 447 – Motet pour soprano, cinq instruments et basse continue
Dietrich Buxtehude • Herr, wenn ich nur dich hab
BuxWV 38 – Motet pour ténor, deux dessus et basse continue
Thomas Selle (1599-1663) • Herr, wo soll ich hingehen
Dialogue pour soprano, ténor, deux dessus et basse continue
Heinrich Schütz • Es steh Gott auf, dass seine Feinde
SWV 356 – Symphoniæ Sacræ II (1647) – Motet pour deux voix, deux dessus et basse continue
Johann Sebastian Bach • Seid wachsam, ihr heiligen Wächter
Duo de la cantate BWV 149 « Man singet mit Freuden vom Sieg »
Johann Christoph Bach (1642-1703) • Ach, dass ich Wassers gnug hätte
Lamento pour soprano, cinq instruments et basse continue
Johann Hermann Schein (1586-1630) • Uns ist ein Kind geboren
Motet pour ténor, quatre instruments et basse continue
Heinrich Schütz • Der Engel sprach zu den Hirten
SWV 395 – Geistliche Chormusik (1648) – Motet à sept voix
Johann Sebastian Bach • Ruft und fleht den Himmel an
Duo de la cantate BWV 63 « Christen, ätzet diesen Tag »
Heinrich Schütz • Verleih uns Frieden genädiglich – Gib unsern Fürsten
SWV 354 & 355 – Symphoniæ Sacræ II (1647) – Motet pour deux voix, deux dessus et basse continue

Expositions et conférences

10h – Excursion à Genod avec Philippe Tatre

Philippe Tatre

Philippe Tatre, avec l’un des vitraux de l’église de Genod, juste avant sa pose

Philippe Tatre est maître-verrier, Meilleur Ouvrier de France, créateur des vitraux installés dans l’église en 2015.

Genod (à 30min de Gigny, dir. Arinthod)
Rendez-vous devant l’église de Genod à 10h
Pique-nique tiré du sac à Gigny

13h à 15h – conférence par Philippe Tatre
Le maître-verrier explique le processus de création des vitraux et présente ses créations pour l’église de Louvatange

16h – conférence illustrée par Martine Sautory-Chenebaux
Les vitraux de Jacques Le Chevallier pour l’église de Gigny. Conférence illustrée de documents inédits

De 15h à 19h – Expositions
– Personnalités connues ou méconnues de la Petite Montagne, Gigny et ses environs : l’emprise de l’abbaye et l’évolution du paysage, avec un regard sur les années 1950
– Présentation des sites clunisiens de la Bourgogne transjurane médiévale (Franche-Comté et Suisse) pour rappeler que Gigny est, avec Baume-les-Messieurs, à l’origine de la fondation de Cluny
– Arts du fil : trésors des armoires de la Petite Montagne, œuvre collective brodée au point compté et inspirée des vitraux contemporains de l’église de Gigny. Et un atelier tricot !

Nouveauté cette année : présentation des recherches archéologiques menées à Gigny et regard du photographe Jean Daubas sur l’abbaye et le village.

Voir le programme complet des expos de Gigny sur le site juramusees.fr

Album de l’expo 2015 / Album de l’expo 2014

Lieux :
    Conférences : Chapelle de l’ancienne cure, derrière l’église
    Expositions : Ancienne école de la commune
     
Tarif : Gratuit

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