Les Timbres & Harmonia Lenis

La Suave Melodia
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Ce concert réunira les musiciens de l’ensemble français Les Timbres, dont le premier disque a été couronné par un Diapason d’or, et ceux de l’ensemble japonais Harmonia Lenis. Soient cinq musiciens avec deux clavecins, deux orgues, violon, viole de gambe et flûte à bec.

Fruit d’une amitié profonde qui se compléta avec les années d’une forte complicité musicale, l’ensemble Les Timbres a été fondé en 2007 par trois musiciens aux parcours variés : la violoniste japonaise Yoko Kawakubo, la violiste française Myriam Rignol et le claveciniste belge Julien Wolfs. Ils sont rejoints régulièrement par d’autres artistes (musiciens, danseurs, comédiens, …) avec lesquels ils partagent des projets alliant recherche, création et transmission.
Après leurs études instrumentales, les musiciens des Timbres ont également obtenu avec les honneurs un Master de Musique de Chambre au CNSMD de Lyon. De plus et sans rien céder à l’exigence de leur carrière de concertiste (comme en témoignent les nombreux concours internationaux dont chacun est lauréat) ils prennent à cœur leur mission de transmission artistique, rendue évidente grâce à leur formation pédagogique (Certificat d’Aptitude, Master de pédagogie, etc.). Ils enseignent actuellement dans des établissements musicaux réputés, tout en imaginant des formules de concert pédagogique à destination de publics jeunes et/ou familiaux (tels que le spectacle « Blanche-Neige et les Sept Notes »).
Pendant sa formation, l’ensemble Les Timbres fut régulièrement récompensé lors de nombreux concours internationaux de musique de chambre en y obtenant régulièrement la distinction si appréciée des musiciens qu’est le « Prix du Public ». En 2009, il remporta notamment le Premier Prix au prestigieux Concours International de Musique de chambre de Bruges (Belgique), ainsi que le Prix de la meilleure création contemporaine.
Les musiciens des Timbres développent non seulement une vision personnelle du répertoire si riche et magnifique composé pour leur formation aux XVIIème et XVIIIème siècles, mais explorent aussi en profondeur le travail de la musique de chambre (couleurs, confiance, improvisation, etc.).
La recherche des timbres est au cœur de ce travail, et notamment l’alliance des différents timbres des instruments à cordes (qu’elles soient frottées ou pincées).
En concert, ils se produisent partout en Europe, et au Japon (comme par exemple au festival d’Ambronay, au Concertgebouw de Bruges, à Tokyo Opera City, etc.). Les Timbres ont remporté en 2015 un véritable succès lors de leurs concerts donnés lors du Festival de Radio France Montpellier, dont celui au Corum retransmis en direct par France Musique.
Outre leurs nombreux concerts passés et futurs (lors de la prochaine saison : Auditorium du Musée du Louvre, Bozar de Bruxelles, festival de Potsdam, etc.), ils sont en résidence depuis 2014 et jusqu’en 2017 au Festival Musique et Mémoire (lieu de création par excellence, où ils ont, par exemple, recréé la version de chambre de l’opéra Proserpine de LULLY).

L’Ensemble des Timbres en Musique est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes) LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées

Les Timbres :

Née au Japon, Yoko Kawakubo a étudié tout d’abord le violon moderne à l’école de musique de Toho-Gakuen à Tokyo. Parallèlement, elle a commencé le violon baroque à l’Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo, puis y a obtenu un Master en 2006.
Peu après, elle est venue en Europe pour se perfectionner au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe d’Odile Edouard, où elle a reçu en 2010 son Diplôme National d’Etudes Supérieures mention Très Bien à l’Unanimité avec les Félicitations du Jury.
Sélectionnée sur concours en 2007 comme premier violon solo de l’orchestre de la quinzième académie d’Ambronay sous la direction d’Hervé Niquet, elle reçut la même année le 4éme Prix au IIIème Concours International de Violon baroque de Rovereto, en Italie.
Elle est membre fondateur de l’ensemble « Les Timbres » avec la violiste Myriam Rignol et le claveciniste Julien Wolfs, ensemble qui reçut le Premier Prix au prestigieux Concours de Musique de chambre de Bruges (Belgique – 2009) ainsi que le Prix de la Meilleure Création Contemporaine.
Elle joue aussi régulièrement dans différents ensembles et orchestres prestigieux, tels que l’Orchestra Libera Classica (Hidemi Suzuki), le Bach Collegium Japan (Masaaki Suzuki), Le Concert Français (Pierre Hantai), Gli Incogniti (Amandine Beyer), …

Née le 12 juillet 1988, Myriam RIGNOL commence la viole de gambe à l’âge de 7 ans auprès de Christian Sala (CNR de Perpignan). Elle y obtient son DEM en 2004, puis un Prix d’Excellence mention Très Bien à l’Unanimité.
A 16 ans, elle est reçue au CNSMD de Lyon dans la classe de Marianne Muller où elle étudie pendant trois ans avant de partir, dans le cadre des échanges européens « Erasmus », suivre un cursus à la Hochschule für Musik de Köln (Klasse Prof. Rainer Zipperling). Elle termine ses études au CNSMD en juin 2010 en obtenant un Master de viole de gambe avec la mention Très Bien à l’Unanimité.
Lors de son parcours, elle bénéficia également des conseils de Jordi Savall, Wieland Kuijken, Philippe Pierlot et Emmanuel Balssa.
Invitée régulièrement en soliste, en ensemble ou en orchestre dans de nombreux pays (France, Allemagne, Espagne, Portugal, Suisse, Italie, Angleterre, Pologne, Roumanie, Croatie, Suède, Norvège, USA, Liban, Sénégal, Japon, Taiwan, Colombie, Chili, Mexique, Brésil, …), elle a reçu en juin 2009 le Second Prix au Concours International de viole de gambe « Bach-Abel » (Köthen – Allemagne), en mai 2010 le Premier Prix du Concours International de musique ancienne de Yamanashi (Kôfu – Japon), et en août 2011 le Second Prix ainsi que le Prix du Public au Concours International Musica Antiqua du MA Festival (Bruges – Belgique).
Elle est membre fondateur de l’ensemble « Les Timbres » avec la violoniste Yoko Kawakubo et le claveciniste Julien Wolfs, ensemble qui reçut le Premier Prix au prestigieux Concours de Musique de chambre de Bruges (Belgique – 2009) ainsi que le Prix de la Meilleure Création Contemporaine et qui se produit à présent régulièrement dans toute l’Europe et au Japon.
Enfin, elle fait également partie des Arts Florissants (William Christie), de l’Ensemble Pygmalion (Raphaël Pichon), et de l’Ensemble Correspondances (Sébastien Daucé) avec lesquels elle a déjà enregistré plusieurs disques, et collabore avec différents autres ensembles ou orchestres tels que Hesperion XXI (Jordi Savall), Le Poème Harmonique (Vincent Dumestre), Ricercar Consort (Philippe Pierlot), La Main Harmonique (Frédéric Bétous), etc.
Titulaire du CA de musique ancienne, elle a créé en 2011 la classe de viole de gambe du Conservatoire du Grand Besançon, où elle enseigne actuellement.

Né en 1983, le belge Julien Wolfs commence ses études de clavecin avec sa mère, Marie-Anne Dachy, à l’Académie de Jodoigne. En 2003, il entre dans la classe de Menno van Delft au Conservatoire Supérieur d’Amsterdam. Il y obtient brillamment en 2009 le diplôme de Master. Dans le cadre d’un échange avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, il a suivi une année durant les cours de Françoise Lengellé et Dirk Börner. Il a également pu profiter de l’enseignement de Bob van Asperen, Annelie de Man, Blandine Rannou ou Davitt Moroney. En 2010, il obtint avec La plus grande distinction un Master didactique à l’Imep (Namur – Belgique).
Premier claveciniste belge à avoir été primé au prestigieux Concours International de Clavecin de Bruges (Belgique) depuis sa création en 1964, Julien Wolfs fut Premier Lauréat de l’édition 2007 avec un Deuxième Prix ex-aequo, les Prix du Public et des Editions Minkoff.
Il est également membre fondateur de l’ensemble « Les Timbres » avec la violoniste Yoko Kawakubo et la violiste Myriam Rignol, ensemble qui reçut le Premier Prix au prestigieux Concours de Musique de chambre de Bruges (Belgique – 2009) ainsi que le Prix de la Meilleure Création Contemporaine. Leur premier enregistrement, consacré aux Pièces de Clavecin en Concerts de Jean-Philippe Rameau et publié chez Flora a reçu un Diapason d’Or (septembre 2014).
Julien Wolfs donne de nombreux récitals sur les scènes belges et internationales : Festival de Wallonie, Festival van Vlaanderen, Festival du Clavecin en Fête, Festival « Jeunes Talents » (Paris), Flagey, Bozar, Amuz, “Emerald Concerts” (Irlande), … Plusieurs de ses récitals ont déjà été enregistrés par la RTBF Musiq’3. Il est aussi très apprécié en tant que continuiste, tant à l’orgue qu’au clavecin, et on a pu l’entendre notamment aux Concertgebouw de Bruges et d’Amsterdam, au Vredenburg à Utrecht, à la Chapelle Royale et à l’Opéra du château de Versailles, à l’Abbaye d’Ambronay. Il a participé à plusieurs enregistrements pour les labels Ricercar, Flora, Paraty, Ligia et Mirare, dont avec Les Timbres, avec l’ensemble Lingua Franca (dir. Benoît Laurent), Stefanie Troffaes (duo traverso-clavecin), ou avec le Ricercar Consort et Philippe Pierlot, avec qui il se produit très régulièrement. Très intéressé par le clavicorde également, il a joué pour la Dutch Clavichord Society.
Avec l’ensemble For two to play, où il est rejoint par sa mère, Marie-Anne Dachy, pour du quatre-mains au clavecin ou au clavicorde, et Eglantine Chaumont, scénographe dans une version “spectacle”, il a été sélectionné par les Jeunesses Musicales de Belgique. Ce programme a fait l’objet d’un enregistrement chez Ligia Digital
Depuis peu, il est claveciniste du Musée des Tissus et des Arts Décoratifs de Lyon, et touche ainsi régulièrement le superbe clavecin Pierre Donzelague de 1716 qui y est conservé.
Il est également professeur de clavecin et de basse continue au CRR du Grand Avignon.

Harmonia Lenis :
Kenichi Mizuuchi – flûtes
Akemi Murakami – clavecin & orgue

Le programme « La Suave Melodia » présente des œuvres instrumentales écrites par des compositeurs italiens du XVIIe siècle : Monteverdi, Turini, Merula, Gabrieli, Falconiero, etc. C’est leur dernier disque, enregistré en commun avec Harmonia Lenis (Flora, Harmonia Mundi, décembre 2015)

Claudio MONTEVERDI (1567-1643)
Orfeo,
Toccata,
Madrigali, Libro 7 (1619)
O come sei gentile,
Chiome d’oro : Ritornello primo, secondo & terzo

Francesco TURINI (ca.1589-1656)
Madrigali, Sonate à due, & à tre. Libro Primo (Venise, 1621), Sonata a due canti

Agostino GUERRIERI (fl. première moitié du XVII e siècle)
Sonate di violino […] Opera Prima (Venise 1673), La Viviani, sonata a 3

Tarquinio MERULA (1594/5-1665)
Canzoni overo Sonate concertate per chiesa e camera (Venise, 1637), La Cattarina

Giovanni Paolo CIMA (ca. 1570-1630)
Concerti Ecclesiastici […] (Milan, 1610), Sonata a 3

Giovanni Martino CESARE (ca.1590-1667)
Musicali melodie (Munich, 1621), La Gioia

Andrea FALCONIERO (1585/6-1656)
Il primo libro di canzone, sinfonie, fantasie […] (Naples, 1650)
L’Eroica, Brando dicho el Melo, La Suave Melodia,
Folias echa para mi Señora Doña Tarolilla de Carallenos

– E N T R A C T E –

Giovanni GABRIELI (1554/7-1612)
Œuvre pour clavier, Canzon II

Giovanni Battista RICCIO (fin XVI e – après 1621)
Il Secondo Libro delle divine lodi musicali (Venise, 1614), Canzon a doi soprani in echo

Giovanni GABRIELI
Canzoni et Sonate (1615), Sonata XXI con tre violini

Marco UCCELLINI (1603-1680)
Sonate, Correnti et Arie da Camera e da Chiesa […] (Venise, 1645)
Sonata seconda a violino solo detta “La Luciminia contenta”

Giovanni Battista BUONAMENTE (fin XVI e siècle-1642)
Il quarto libro de varie sonate […] per due Violini e un Basso di Viola (Venise, 1626)
Sinfonia seconda, Gagliarda quarta

Dario CASTELLO (fl. première moitié du XVII e siècle)
Sonate Concertate In Stil Moderno […] Libro Primo (Venise, 1621), Sonata quinta
Sonate Concertate In Stil Moderno […] Libro Secondo (Venise, 1644), Sonata Duodecima

Le nom de ce programme, titre d’une pièce de Falconiero, illustre bien la révolution musicale qui eut lieu au tournant du XVIIème siècle en Italie. Dans le domaine de la musique vocale, tout d’abord, on passe (non sans heurts !) du contrepoint parfait de ce qu’on appelle alors la Prima prattica, dans la ligne directe des compositeurs de la fin de la Renaissance comme Palestrina (1525/1594), à la Seconda prattica, beaucoup plus libre dans le traitement des dissonances. Ces licences que prennent les compositeurs ont pour but de renforcer l’expression du texte : c’est lui qui guide l’écriture musicale, et non pas l’inverse (le fameux Primo le parole …). Parallèlement, on passe d’une écriture purement polyphonique à un style de mélodie accompagnée, permettant au chanteur un maximum de libertés afin d’exprimer au mieux son texte.
Dans le domaine de la musique instrumentale, cette brèche ouverte dans la polyphonie vers un style soliste ouvre la porte à l’écriture propre à chaque instrument. De nouvelles formes spécifiquement instrumentales apparaissent, comme la Toccata, nom provenant du verbe toccare, toucher (comme on touche un instrument à la différence du chant) ou la Sonata, du verbe sonare, sonner (par opposition à chanter), dont on commence à spécifier l’instrumentation (sonata per il violino, et non plus pour un instrument soprano). L’écriture polyphonique n’est pas abandonnée pour autant, en témoignent les nombreuses canzone, fantasie et autres ricercare, où le contrepoint est la base de la composition.

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Critique de l’album sur resmusica / Critique de l’album par diapason